Le titre « La complexité des simplifications » appartient à une personne que j'avais rencontré il y a une dizaine d'années dans le champ des organismes de la sécurité sociale.
Depuis, j'ai retrouvé ce « concept ou objectif » dans divers domaines, par exemple en informatique, mais il y en a d'autres.
J'ai programmé en Fortran (il y a longtemps), en VisualBasic (intégré à Excel) et quelques autres langages.
Depuis 3 ans je fais du Java, du Struts et du Javascript avec un serveur Tomcat dans Eclipse. Je fais ça de manière épisodique pour la maintenance d'un outil qui fonctionne sur internet. J'ai fait de l'auto-formation à partir d'un programme développé par un collègue et en utilisant la documentation sur internet et les forums. J'ai à peu près toujours trouvé une solution pour obtenir ce que je voulais mais ...
Eclipse et Tomcat sont très biens. Il y a des tutoriaux bien faits, y compris en français.
En revanche, Java et Struts représentent des sommets dans l'art de la complexité - je ne suis même pas sûr que la législation soit plus compliquée !
Si j'ai bien compris, un des objectifs des concepteurs de Java était d'obliger les développeurs à faire une programmation «propre». Malheureusement, ça ne veut pas dire simple ... le résultat c'est qu'on passe beaucoup de temps à chercher les explications de messages plus ou moins en rapport avec ce qu'on veut faire.
On dit que les grands esprits se rencontrent. Ce que je vois est un peu différent. Plusieurs esprits créatifs essaient de résoudre un problème plus ou moins identique au même moment. Les mieux organisés vont construire une solution relativement générique (une bibliothèque de fonctions, mais le must serait plutôt maintenant un «framework» ... c'est à dire des fonctions plus une couche spécifique d'enrobage).
Le résultat ? une grande perplexité pour ceux qui ne sont pas tombés dedans quand ils étaient tout petits.
Quant à la sécurité induite par la «propreté» ... il n'y a que les obsédés anti-Microsoft pour y croire.
dimanche 27 décembre 2009
mercredi 23 décembre 2009
Les garçons victimes du sexisme ?
Evidemment, les premières victimes du sexisme sont les filles et les femmes.
La question est de savoir si les stéréotypes masculins et l'élitisme de l'éducation ne conduisent pas soit à «casser» les garçons soit à en faire des technocrates ... finalement assez stupides - même s'ils ont réussi une grande école. Il n'y a qu'à voir l'état actuel de nos sociétés et de l'économie, notamment l'enchaînement des crises, pour se rendre que les dirigeants sont loin d'être parfaits. Le plus désespérant étant que manifestement les expériences, les échecs, ne sont pas analysés.
Il n'y a pas de droit à l'erreur. Soit il faut trouver un coupable, soit le dirigeant qui reconnaît son erreur est viré. Le mécanisme pédagogique de l'apprentissage n'est pas accepté.
Le problème est que ce fonctionnement semble appliqué à l'éducation des petits garçons, par la famille et par l'école. L'école n'est pas un lieu hors du temps et de la société et les enseignant(e)s sont eux-mêmes porteurs d'une éducation et des stéréotypes qui leur ont été transmis par leur famille et l'école.
Quelques références - outre le site « Olympe et le plafond de verre » :
La question est de savoir si les stéréotypes masculins et l'élitisme de l'éducation ne conduisent pas soit à «casser» les garçons soit à en faire des technocrates ... finalement assez stupides - même s'ils ont réussi une grande école. Il n'y a qu'à voir l'état actuel de nos sociétés et de l'économie, notamment l'enchaînement des crises, pour se rendre que les dirigeants sont loin d'être parfaits. Le plus désespérant étant que manifestement les expériences, les échecs, ne sont pas analysés.
Il n'y a pas de droit à l'erreur. Soit il faut trouver un coupable, soit le dirigeant qui reconnaît son erreur est viré. Le mécanisme pédagogique de l'apprentissage n'est pas accepté.
Le problème est que ce fonctionnement semble appliqué à l'éducation des petits garçons, par la famille et par l'école. L'école n'est pas un lieu hors du temps et de la société et les enseignant(e)s sont eux-mêmes porteurs d'une éducation et des stéréotypes qui leur ont été transmis par leur famille et l'école.
Quelques références - outre le site « Olympe et le plafond de verre » :
- des travaux québécois proposent des pistes complémentaires qui corrèlent stéréotypes sexistes, niveau d’éducation des parents et différences de réussite des garçons et des filles - articles de Pierrette Bouchard et Jean-Claude ST-Amand.
- les actes du colloque « De la mixité … à l’égalité dans le système éducatif » - mai 2004.
- Même en Suède ...
vendredi 18 décembre 2009
Management ... fin
Pourquoi, si j'ai de si bons souvenirs du PCF, l'ai-je quitté en 1978 ?
Pour mémoire, à l'automne 1977, la direction du PCF a lancé une campagne pour mettre à jour le programme commun de gouvernement. En fait, elle a essayé un bras de fer avec le PS dans la perspective des législatives qui se sont tenues au printeps 1978 ... et elle l'a perdu et a probablement entraîné la défaite de la Gauche à l'époque.
Ce que je n'ai pas admis, c'est l'explication apportée à la défaite. Le parti n'était pas «responsable», mais c'était la faute du PS qui n'était pas assez à gauche !
Pour moi, ce déni de responsabilité n'était pas admissible. On ne peut pas prétendre être révolutionnaire et en même temps affirmer qu'on n'est pas responsable de ce que l'on fait.
Je reconnais bien volontiers qu'une explication honnête aurait été difficile ... mais de toutes façons c'était aussi le début de la fin.
Ensuite, début 1979, il y a eu un épisode que j'ai trouvé assez drôle : la direction du PCF a lancé un débat interne* sur le thème : «la parole est à la base, proposez vos idées» mais dans les réunions auxquelles j'ai assisté la majorité des camarades demandaient «quelles sont les propositions de la direction, quelle est la ligne du parti ?». Beau dialogue de sourds !
*) je n'étais plus «encarté», mais j'ai participé à qqs réunions.
Pour mémoire, à l'automne 1977, la direction du PCF a lancé une campagne pour mettre à jour le programme commun de gouvernement. En fait, elle a essayé un bras de fer avec le PS dans la perspective des législatives qui se sont tenues au printeps 1978 ... et elle l'a perdu et a probablement entraîné la défaite de la Gauche à l'époque.
Ce que je n'ai pas admis, c'est l'explication apportée à la défaite. Le parti n'était pas «responsable», mais c'était la faute du PS qui n'était pas assez à gauche !
Pour moi, ce déni de responsabilité n'était pas admissible. On ne peut pas prétendre être révolutionnaire et en même temps affirmer qu'on n'est pas responsable de ce que l'on fait.
Je reconnais bien volontiers qu'une explication honnête aurait été difficile ... mais de toutes façons c'était aussi le début de la fin.
Ensuite, début 1979, il y a eu un épisode que j'ai trouvé assez drôle : la direction du PCF a lancé un débat interne* sur le thème : «la parole est à la base, proposez vos idées» mais dans les réunions auxquelles j'ai assisté la majorité des camarades demandaient «quelles sont les propositions de la direction, quelle est la ligne du parti ?». Beau dialogue de sourds !
*) je n'étais plus «encarté», mais j'ai participé à qqs réunions.
mercredi 16 décembre 2009
Management V
L’intellectuel collectif … et intelligent*.
Pendant ces années de militantisme au PCF, je pense avoir rencontré (et participé à) un intellectuel collectif.
Toutefois, il y a quelques conditions :
- partager un objectif commun. Les polémiques avec les gauchistes, par exemple, ne m’ont jamais apporté sur le contenu de la réflexion,
- un nombre minimal de personnes acceptant de réfléchir de manière ouverte «à haute voix ? » . Autrement dit, il y a un effet de seuil,
- je pense mais je n’en suis pas sûr, qu’il faut aussi avoir la volonté collective d’agir. Ce qui n’est qu’une des facettes de l’objectif commun ? En tout cas, discuter pour discuter me semble beaucoup moins productif.
Dans un contexte différent, longtemps après, j’ai pu travailler dans des intellectuels collectifs, voire faire fonctionner une équipe de chefs de projet sur ce mode. A ma connaissance, nous nous en étions bien trouvés, sauf un ou deux qui étaient insécurisés**.
*) il y a assez d’ “idiot collectif”.
**) dans le PCF, il y avait aussi des camarades qui ne souhaitaient que «appliquer la ligne du Parti». Complexe d’infériorité ? Peur du risque et, surtout, de la remontrance ? … la suite à propos de l’éducation.
Pendant ces années de militantisme au PCF, je pense avoir rencontré (et participé à) un intellectuel collectif.
Toutefois, il y a quelques conditions :
- partager un objectif commun. Les polémiques avec les gauchistes, par exemple, ne m’ont jamais apporté sur le contenu de la réflexion,
- un nombre minimal de personnes acceptant de réfléchir de manière ouverte «à haute voix ? » . Autrement dit, il y a un effet de seuil,
- je pense mais je n’en suis pas sûr, qu’il faut aussi avoir la volonté collective d’agir. Ce qui n’est qu’une des facettes de l’objectif commun ? En tout cas, discuter pour discuter me semble beaucoup moins productif.
Dans un contexte différent, longtemps après, j’ai pu travailler dans des intellectuels collectifs, voire faire fonctionner une équipe de chefs de projet sur ce mode. A ma connaissance, nous nous en étions bien trouvés, sauf un ou deux qui étaient insécurisés**.
*) il y a assez d’ “idiot collectif”.
**) dans le PCF, il y avait aussi des camarades qui ne souhaitaient que «appliquer la ligne du Parti». Complexe d’infériorité ? Peur du risque et, surtout, de la remontrance ? … la suite à propos de l’éducation.
Outils informatiques et informaticiens
Faut-il être informaticien pour savoir utiliser les logiciels (les outils informatisés) ?
En fait, il faudrait définir plus précisément ce que sont les informaticiens.
Dans ce message, ce sont les développeurs, ceux qui réalisent les outils.
J'ai fait ce métier pendant une dizaine d'années, de 70 à 79 (programmation en fortran).
Ensuite, je me suis trouvé en position d'utiliser des outils informatiques, y compris ceux que j'avais réalisé.
Et là, grande découverte, j'avais changé de point de vue. Ce qui me paraissait évident comme développeur, l'était beaucoup moins comme usager. Par exemple, dans les outils que j'avais fait, j'avais utilisé un même mot pour nommer des fonctions différentes en fonction du contexte. Devenu usager, je me suis rendu compte qu'un mot ne devait être associé qu'à une seule fonction, sinon il y avait ambiguïté parce que l'usager ne baigne pas dans le contexte du développement mais un autre contexte qu'on peut qualifier de «métier».
Ultérieurement, j'ai fait de l'assistance aux usagers. C'est une expérience très formatrice si l'exercice permet de prendre du recul. Je pense que mes expériences antérieures m'ont permis de comprendre des situations qui restent inaccessibles à celui qui n'a pas changé de fonctions et donc de points de vue sur une situation donnée. Par exemple, sur la gestion du stress.
Développer une application nécessite du temps, de quelques jours à quelques semaines, voire plus. On ne commence pas une nouvelle étape à la fin d'une journée, au contraire, on va profiter de l'immanence* pour laisser le cerveau résoudre les problèmes sur lesquels on bute (à cause de la fatigue ?).
En revanche, un usager avec des échéances quasi-immédiates doit terminer le travail avant de pouvoir partir. Je me rappelle d'échanges du genre
«- j'ai un petit problème, est-ce que tu pourrais m'aider ?
- t'as vu l'heure ? ça peut bien attendre demain ?
- merci ! »
générant un ressentiment certain ... je m'en souviens encore !
Donc, quand j'ai fait de l'assistance, j'essayais d'être disponible aux moments opportuns. Parfois, il suffisait de laisser l'usager exprimer son souci ... pour que la solution lui apparaisse toute seule ... et qu'il m'en remercie :-)
*) voir management IV
En fait, il faudrait définir plus précisément ce que sont les informaticiens.
Dans ce message, ce sont les développeurs, ceux qui réalisent les outils.
J'ai fait ce métier pendant une dizaine d'années, de 70 à 79 (programmation en fortran).
Ensuite, je me suis trouvé en position d'utiliser des outils informatiques, y compris ceux que j'avais réalisé.
Et là, grande découverte, j'avais changé de point de vue. Ce qui me paraissait évident comme développeur, l'était beaucoup moins comme usager. Par exemple, dans les outils que j'avais fait, j'avais utilisé un même mot pour nommer des fonctions différentes en fonction du contexte. Devenu usager, je me suis rendu compte qu'un mot ne devait être associé qu'à une seule fonction, sinon il y avait ambiguïté parce que l'usager ne baigne pas dans le contexte du développement mais un autre contexte qu'on peut qualifier de «métier».
Ultérieurement, j'ai fait de l'assistance aux usagers. C'est une expérience très formatrice si l'exercice permet de prendre du recul. Je pense que mes expériences antérieures m'ont permis de comprendre des situations qui restent inaccessibles à celui qui n'a pas changé de fonctions et donc de points de vue sur une situation donnée. Par exemple, sur la gestion du stress.
Développer une application nécessite du temps, de quelques jours à quelques semaines, voire plus. On ne commence pas une nouvelle étape à la fin d'une journée, au contraire, on va profiter de l'immanence* pour laisser le cerveau résoudre les problèmes sur lesquels on bute (à cause de la fatigue ?).
En revanche, un usager avec des échéances quasi-immédiates doit terminer le travail avant de pouvoir partir. Je me rappelle d'échanges du genre
«- j'ai un petit problème, est-ce que tu pourrais m'aider ?
- t'as vu l'heure ? ça peut bien attendre demain ?
- merci ! »
générant un ressentiment certain ... je m'en souviens encore !
Donc, quand j'ai fait de l'assistance, j'essayais d'être disponible aux moments opportuns. Parfois, il suffisait de laisser l'usager exprimer son souci ... pour que la solution lui apparaisse toute seule ... et qu'il m'en remercie :-)
*) voir management IV
dimanche 13 décembre 2009
Peut-on éviter d'être raciste ?
J'ai dit ailleurs être «né [...] dans une famille communiste d’instituteurs avec, donc, beaucoup d’idéalisme».
Les grands principes, le culte de la libération des peuples opprimés ne sont pas exempts d'une certaine naïveté et, paradoxe ?, d'une certaine condescendance.
La forme la plus dangereuse de cette condescendance est la volonté, très commune tant qu'on n'a pas eu à assumer la co-responsabilité quotidienne d'une famille, de faire le bonheur des autres malgrè eux. Dans nos sociétés, très protégées pour une bonne part de la population, cette non conscience de la réalité peut durer longtemps.
J'ai découvert une forme insidieuse : il y a quelques années, pendant un journal télévisé présentant un Gouvernement d'Afrique noire, je me suis rendu compte que ces ministres noirs ne me semblaient pas crédibles. Résultat d'un bourrage de crâne médiatique sur les fantoches, la FrançAfrique ? probablement ... mais pas seulement. Le romantisme «révolutionnaire» français a aussi baigné dans un enseignement où la France était le centre du Monde et donc moi, Français, suis quelque part un être un peu supérieur aux autres ?
Avez-vous remarqué que les planisphères sont centrées sur le pays de leur éditeur ?
Les grands principes, le culte de la libération des peuples opprimés ne sont pas exempts d'une certaine naïveté et, paradoxe ?, d'une certaine condescendance.
La forme la plus dangereuse de cette condescendance est la volonté, très commune tant qu'on n'a pas eu à assumer la co-responsabilité quotidienne d'une famille, de faire le bonheur des autres malgrè eux. Dans nos sociétés, très protégées pour une bonne part de la population, cette non conscience de la réalité peut durer longtemps.
J'ai découvert une forme insidieuse : il y a quelques années, pendant un journal télévisé présentant un Gouvernement d'Afrique noire, je me suis rendu compte que ces ministres noirs ne me semblaient pas crédibles. Résultat d'un bourrage de crâne médiatique sur les fantoches, la FrançAfrique ? probablement ... mais pas seulement. Le romantisme «révolutionnaire» français a aussi baigné dans un enseignement où la France était le centre du Monde et donc moi, Français, suis quelque part un être un peu supérieur aux autres ?
Avez-vous remarqué que les planisphères sont centrées sur le pays de leur éditeur ?
vendredi 11 décembre 2009
C'est quoi l'ambition ?
Cette question me turlupine depuis ce matin (c'est la faute de mon médecin, il m'a prescrit la marche à pied et c'est le genre d'activité d'où je reviens avec des questions et des idées).
Est-ce que c'est nécessairement individuel?
Est-ce que le souci du travail bien fait en fait partie?
Est-ce qu'on peut avoir l'ambition de bien servir une cause collective?
Est-ce qu'il est «normal» de marcher sur la tête du voisin, du collègue, du subordonné?
Dans le monde tel qu'il est, est-ce qu'il est possible de réussir seul?
Pour ce soir ça suffit.
Est-ce que c'est nécessairement individuel?
Est-ce que le souci du travail bien fait en fait partie?
Est-ce qu'on peut avoir l'ambition de bien servir une cause collective?
Est-ce qu'il est «normal» de marcher sur la tête du voisin, du collègue, du subordonné?
Dans le monde tel qu'il est, est-ce qu'il est possible de réussir seul?
Pour ce soir ça suffit.
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